Agent au travail, 3e partie : j’ai refait mon site en une journée
Décider, pas coder

Dans Agent au travail, 2e partie, mes assistants IA m’ont aidé à améliorer une petite application de téléphone que j’avais déjà écrite. Cette fois, le patient était plus près de moi : mon propre site Web.
Est-ce que moi et mes assistants IA pouvions le refaire à neuf, sans que j’écrive de code ?
Le problème
Mon ancien site était sur Strikingly, un outil pour créer des sites Web. Il était mêlant et trop compliqué. Il mettait encore de l’avant SqlLens, un logiciel qui ne correspondait plus à ce que je fais. L’éditeur était lent, le copier-coller ne fonctionnait pas, et je n’aimais tout simplement pas la mise en page. Le pire, c’était le langage : la plupart des gens décrochaient dès la première phrase.
Entre-temps, mon travail a changé. Après 40 ans en affaires, je suis épuisé de programmer. Aujourd’hui, j’aide les petites entreprises à adopter des assistants IA. Le site ne le disait pas.
Raconter mon histoire
J’ai donc fait ce que je demande maintenant à mes propres clients : j’ai raconté mon histoire. Qui je suis, ce dont je suis fatigué, ce que je veux faire ensuite.
Les assistants sont revenus avec une proposition simple : un site clair, d’une seule page, avec UNE seule action. Réserver une conversation gratuite de 30 minutes. Rien d’autre pour détourner l’attention.
J’ai fixé les règles
Avant que le travail commence, j’ai fixé les règles :
- Un langage simple, pour « monsieur tout le monde ».
- Des mots complets, pas des sigles.
- « Moi et mes assistants IA », pas « nous ».
- Aucun nom de client. Les mandats passés sont décrits en termes généraux ; des noms seulement avec permission.
- Des sites séparés en anglais et en français.
Les assistants ont respecté ces règles à chaque fois. Quand quelque chose glissait, je le signalais et c’était corrigé.
Ce que les assistants ont fait
En une journée environ, les assistants ont :
- Construit le site à partir de zéro.
- Déménagé mes 11 billets de blogue de Strikingly.
- Traduit trois billets en français.
- Hébergé le site chez Microsoft Azure, avec le forfait gratuit.
- Branché mon adresse, siconnect.ca, sur le nouveau site, sans toucher à mes courriels.
- Ajouté un plan du site, un fichier qui aide les moteurs de recherche à trouver chaque page.
- Créé une petite icône « JB » pour l’onglet du navigateur.
Un détail m’a fait sourire. Un autre de mes assistants IA, celui qui a construit le site du livre de ma mère, Milka Lodetti-Boyer (lodetti.siconnect.ca), a expliqué comment il avait mis en place son hébergement. Mes assistants apprenaient les uns des autres.
Mon autre assistante, en chair et en os celle-là, ma femme Louise, a lu la nouvelle page, l’a comprise et a demandé une consultation gratuite.
Le nom reste
Je me demandais s’il était temps d’abandonner le vieux nom de l’entreprise, Simple Interface Connections, qui date de 1995. Je l’ai gardé, et j’ai ajouté un slogan : Brancher votre entreprise sur l’IA, simplement.
Il y avait aussi une histoire que j’aime : en 1995, j’ai inventé une sorte d’ancêtre du port USB, un peu trop tôt. Les assistants ont offert de l’ajouter. Je l’ai retirée. Elle aurait nui à la simplicité.
Là où mon jugement a compté
Les assistants ont fait le volume. Moi, j’ai pris les décisions. Quelques exemples :
- En français, fallait-il écrire « blogue » ou « blog » ? J’ai demandé l’avis de l’assistant, puis j’ai tranché.
- J’ai demandé l’explication entre parenthèses de ce que sont les assistants IA, pour qu’un lecteur non technique ne soit pas perdu.
- En français, je voulais « Je m’appelle Jérôme Boyer », comme je le dirais moi-même.
- J’ai changé l’ordre des billets.
- J’ai repéré une espace manquante devant « Next ».
- J’ai demandé pourquoi « Colombie-Britannique » était sur la page, et j’ai décidé de le garder.
J’ai révisé le texte mot à mot dans des documents Word. Pour les traductions, l’original était à gauche et le français à droite, un paragraphe par ligne. C’est comme ça que j’aime vérifier.
Les assistants se sont trompés aussi
Je vais être honnête. Au début, l’assistant m’a dit que la page de réservation de Google était gratuite. Elle ne l’était pas : il fallait un forfait payant. Nous sommes donc passés à la page de réservation gratuite de Calendly.
Il m’a aussi dit d’abord que mon blogue pouvait rester sur Strikingly. Ce n’était pas possible, pas comme je le voulais. Nous l’avons déménagé.
Aucune de ces erreurs n’a causé de tort, parce que je vérifiais. C’est là l’essentiel. Un assistant est rapide et compétent, mais ce n’est pas lui qui répond du résultat. C’est moi.
On dirait pourtant que l’assistant est « de votre bord », pour ainsi dire. Il essaie de vous guider selon sa compréhension de la situation. C’est une machine, mais on ne le sent pas.
Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Dans mon premier billet, je disais que la compétence passe de connaître la syntaxe à savoir énoncer clairement le résultat voulu. Dans la 2e partie, j’ai vu que c’était vrai pour de vrais logiciels. Cette fois, c’était vrai pour une chose dont chaque propriétaire d’entreprise a besoin : un site Web qui dit simplement ce que vous faites.
Je n’ai pas écrit de code. J’avais besoin de savoir ce que je voulais, de prendre les décisions et de vérifier le travail.
Si votre site Web, ou une partie de votre entreprise, vous semble trop compliqué, racontez-moi votre histoire. Une conversation gratuite de 30 minutes est à un clic.
Bon bottage !